mercredi 13 juin 2012

Frank Ocean: Pyramids


C'est au cours de rechercher infructueuse concernant la location d'un détecteur de métaux que je tombe nez à nez sur un article évoquant Frank Ocean, et la sortie de son prochaine album. 
Un peu d'histoire : Après le sacre en signant sur Def Jam, le jeune homme de la Nouvelle-Orléans (qu'il a du quitté après l'ouragan Katrina), devient un homme de l'ombre en écrivant des textes à la fois fluides et profonds pour des grands noms, notamment Beyonce et John Legend. Affamé, FO en a sa claque d'être un simple rouage dans la libération de kiff et passe au mic' avec une prestance telle que le succès ne se fait pas attendre. Un premier EP Nostalgia Ultra qui fracasse sa race l'année dernière et arrive la bombe qui nous réunit ici.
Revenons à cet article, qui signale la prochaine sortie de l'abum Channel Orange pour le 17 juin. S'en suit une recherche sur l'album en question, quand soudainement me tombe entre les oreilles un track en guise de teaser de l'album: Pyramids.
Resultat? Un bonheur de 10 minutes sur lit de caviar. Tout y est, smoothy à souhait, parfait. J'en dis pas plus, mes paroles ne parraissent que fioriture après une telle oeuvre.

PS: une fois n'est pas coutume, c'est téléchargeable.
 

lundi 11 juin 2012

Breakbot is Back


Pote d'école de Xavier de Rosnay de Justice, l'artiste, estampillé Ed Banger Records, label fondé par Busy P. (l'ancien producteur des Daft Punk) et qui compte peu d'artistes produits, mais néanmoins la crème de la crème de l'électro français (Mr Oizo, SebastiAn, feu Dj Medhi, Uffie, Justice...) oscille entre nombreuses commandes de remix et productions personnelles géniales. Thibaut Berland, a.k.a. Breakbot, commença par remixer "Let There Be Light" à la demande de Justice. Il s'attaqua à de nombreux groupes, et pas des moindres: Metronomy, Pnau, Jamaica furent demandeurs de ses talents de remixeurs. On a souvent ce débat avec A. Campbell, mais Breakbot, c'est la preuve par A+B que le remix est bien souvent meilleur que l'original (sur la scène électro du moins). Cependant, le grand barbu aux cheveux long n'en demeurent pas moins un artiste à part entière puisqu'il est capable de sortir des productions personnelles de très bonnes factures, comme ce fut le cas avec "Baby I'm Yours". Le clip vidéo illustrant la chanson était composé de 2000 aquarelles réalisées par l'artiste Irina Dakeva, donnant à l'ensemble un statut de réel œuvre d'art. Breakbot revient avec un nouveau single, intitulé 1 Out Of 2, toujours très funk. Funk, c'est le futur de l'électro nous disait Pedro Winter, alias Busy P. A en écouter les productions de Breakbot, c'est à n'en pas douter.









vendredi 8 juin 2012

La Breeze de Simian


C'est au cours d'une soirée C.B.O. (Canalsat-Burger-Ordi) qu'un clip diffusé sur MTV Pulse m'interpella. Tu te rappelles sans doute de "Never Be Alone", du groupe électro anglais Simian Mobile Disco, morceau qui avait été remixé par Justice. Une chose que j'avais totalement occulté, c'est le fait qu'avant d'avoir un nom d'opérateur de téléphonie mobile, les membres du groupe ont eu un début de carrière assez conséquent, notamment James Ellis Ford qui fut producteur d'Arctic Monkeys, de Klaxons, Florence & The Machine, batteur et producteur de The Last Shadow Puppets,entre autres. En 2002, les deux membres de SMD faisaient partie d'un groupe comprenant deux autres artistes, et répondant au nom de... Simian, tout court. Ils sortirent deux albums électro pop rock, pas géniaux mais comportant quelques sons très rock comme La Breeze. C'est plutôt frais, j'irais presque faire caca chez Paul!


jeudi 7 juin 2012

The Hives font la loi


En ce moment, les pays scandinaves sont à l'honneur; A. Campbell vous parlait de la Norvège de Lemâitre, moi je vais vous (re)parler des punks suédois de The Hives. Cinq ans. Cinq longues années qu'on attendait la sortie du sixième album, après la sortie du carton qu'était The Black and White Album dans lequel on retrouvait entre autre "Tick Tick Boom" et "It Won't Be Long"  pour les plus illustres, et Lex Hives pointe le bout de son nez en ce début de mois de Juin. Guerre Nucléaire résumait mon impatience, et me voila désormais rassasié: Lex Hives est effectivement une tuerie, et comme disaient Philippe Manoeuvre et ses lunettes de soleil de Rock&Folk, "Ça fait six fois qu'ils sortent un premier album". Comprenez-là que The Hives évoluent mais gardent leur spontanéité et leur explositivé qui fait leur renommé depuis quinze ans. Ce sixième album est un concentré de rock punk de 32 minutes intensives (très court, trop court même), rappelant leur précédent albums, et soulignant une fois de plus que The Hives font partie de l'élite grâce à leur ingéniosité et leur charisme sans égal. Jamais surmédiatisé, humble, stylé avec ça, on pourrait conclure par cette phrase de Pelle Almquist: "On a fait notre boulot, maintenant à vous de faire le votre!".






lundi 4 juin 2012

"Take a Walk", nouveau single de Passion Pit


Dans un lointain village du Massachusetts, Michael Angelakos eut la merveilleuse idée de composer des chansons d'amour en guise de cadeau de Saint Valentin pour sa chère et tendre. Celle-ci fut conquise, l'incita à développer son talent, et c'est comme cela que démarra la belle histoire: le jeune chanteur rencontra d'autres artistes au cours de ces performances solo dans la ville de Boston et Passion Pit naquit. Le groupe produit ainsi l'EP intitulé Chunk Of Change, contenant quatre des chansons écrites par Angelakos pour sa petite-amie. Le groupe enchaina avec son premier album en 2009, intitulé Manners,  inventant quasiment son propre genre musical, une sorte d'indie électro pop-rock, faite de synthé, alternant singles posés, romantiques et doux avec des tracks d'une énergie incroyable et follement contagieuse. Quelques temps qu'ils se faisaient discrets chez nous, bien que fricotant en tournée mondiale avec Justice (encore eux!), et les revoilà balançant leur nouveau single sensé nous faire patienter jusqu'au 24 Juillet, jour de sortie de Gossamer, en un seul mot s'il vous plait, leur second album studio. Ce nouvel extrait est une pépite, écoutes le une fois t'en aura pour la journée. L'artwork de leur album illustre magnifiquement leur musique: écouter Passion Pit, c'est avoir la tête dans des nuages roses.

Take a Walk de Gossamer


Allez, pour la route, Little Secret, sorti de Manners:

samedi 2 juin 2012

Lemâitre


Entre devoir et volonté, je m'en vais vous compter l'histoire de Lemâitre. C'est à l'été 2010 que deux norvégiens plutôt amis (Ketil & Ulrik) se mettent à inhaler les quartiers chics d'Oslo de leur indie électronique où s'entrecroisent beats synthétiques et mélodies captivantes. Voilà pour ce qui est du décor, la suite c'est une influence french touch indéniable (criante même) , on sent comme des airs de Justice, de Daft, ou de Phoenix, avec une certaine teinte scandinave; un sentiment de nonchalence auquel s'ajoute une sensation qu'ici c'est Aker Brygge et que pour te la mettre dans un bar, tu dois faire péter le Codevi. Aussi notons leurs jolies compositions clipistiques, c'est sobre, épuré, efficace, à la norvégienne quoi. En somme, un groupe franchement cool, des sons franchement sympas, franchement entraînants, à écouter sans concession, qui donnerai presque envie de se badigeonner de Neutrogena et de se goinfrer de saumon en papillote.

Une petite sélection s'imposait, commençons par la dernière œuvre sorti par le duo, l'excellent Time To Realize, suivi du non moins exquis Come Again, pour finir sur The End, ce qui tombe plutôt pas mal.




lundi 28 mai 2012

The Maccabees: Colour It In, 5 ans déjà


Un an et demi que j'essaie de présenter des artistes et des chansons dignes de figurer sur iDélectation, et c'est seulement maintenant que je leur consacre un article. J'en ai presque honte, pourtant, The Maccabees s'imposent d'eux même: un groupe comme on en fait de moins en moins en Angleterre. Même The Guardian est d'accord avec moi et titrait, il y a peu, un article qui leur était dédié: "Le dernier des vrais groupes de guitares?". Les cinq membres n'ont jamais succombé à la tentation de changer de registre, d'ajouter une touche électro à leur musique comme il en est de coutume désormais. Ils sont resté un groupe de rock, amateur de guitare, de cinéma (Almodovar), de photographie, et parlant d'amour le plus simplement du monde. Orlando Weeks, le chanteur (et dessinateur de la pochette du premier album), possède une voix particulière, presque retenue, pleine d'émotions et de nuances, allant des graves aux aigus mais toujours avec cette justesse envoutante, donnant au groupe une réelle singularité. Je pourrais vous mettre n'importe quel extrait de l'album Colour It In tellement celui-ci est dense, et même contenant 19 titres, j'ai vraiment du mal à choisir la meilleure. Le genre d'album qui s'écoute de la première à la dernière chanson, qu'on réécoute plusieurs années après et qui nous fait toujours le même effet. Le type de groupe qui ne fait pas de bruits, juste de la bonne musique. Honnêtement, si vous aimez un titre, n'hésitez plus, écoutez tout l'album.