lundi 26 mars 2012

2012, l'année 1995

Plus qu'une hype, 1995 c'est typiquement le groupe qui te réconcilie avec le rap français. A la fois un doigt d'honneur aux blasés qui n'ont rien d'autre à la bouche que "c'était mieux avant", et une musicalité fantastique issue justement de ce rap glorieux du milieu des années 90, ces six mecs du 92 proposent une façon d'être, une fraicheur qu'on croyait perdue. 1995, c'est aussi la preuve qu'on peut faire du son sans être gangsta, sans être misogyne et sans crier à la haine de la police. Porte étendard de cette culture lointaine fondée sur La Haine, Wu-Tang Clan et tout ce qui a forgé l'imaginaire d'une époque, La Source et La Suite, leur deux EP, dont le dernier est sorti début mars, montrent qu'on peut s'auto-produire et laisser plus qu'une empreinte en touchant un large public. Une bouffée d'air frais dans la paysage du rap français.




RAC / Houdini



 RAC (Remix Artist Collective) est un petit collectif qui s'amuse à mixer des sons essentiellement indie-rock.Ce qui est étonnant avec ce collectif, c'est qu'il a su imposer une certaine empreinte sur la totalité des tracks sur lesquels ils ont travaillé, et dans le monde du mixage (mixture vous dites?), dieu sait que c'est plutôt rare. Ceci a d'ailleurs eu le mérite d'attirer les maisons de disque et il se dit que RAC est entré dans le grand monde de la production originale et serait sur le point de sortir un album (fin 2012). Ci dessous une très belle réalisation, un remix de Houdini de Foster The People, qui nous prouve que, une fois n'est pas coutume, le remix est mieux que l'original. Sans vouloir  vexer les fans du BB Brunes américain (suis-je dur?), là ça  a plus de gueule quand même. Et en plus, Monsieur Campbell a déniché le morceau en téléchargeable. Feel like a sir.


samedi 24 mars 2012

NCZA/LINES ou la volupté londonienne



NZCA/LINES c’est essentiellement Michael Lovett, jeune londonien au look de dandy, accessoirement ancien membre de Your Twenties assisté d'un certain Gabriel Stebbing ancien bassiste de Metronomy. Et oui, Metronomy, à l'écoute du premier album éponyme sorti il y a un peu plus d'un mois, l'influence du groupe suscité est évidente. Savant mélange de pop-electro à base de synthé, de lignes claires, mené par une voix blanche et fluette le groupe nous renvois dans la wave de la fin des années 80. Le morceau Compass Points est distillé avec grâce et précision ce qui saura ravir les amateurs de parallélisme et de sushi.



NZCA/LINES - Compass Points from Lo+LOAF TV on Vimeo.

Skip The Use

Skip The Use, simplement, c'est la plus belle découverte musicale française depuis un bon moment. Un groupe de rockeurs lillois, bêtes de scène qui plus est, fondamentalement punks et d'où transparait de multiples influences musicales; A ceux qui auraient voulu les identifier, certes, de façon élogieuse, à une version française de Bloc Party, et même si la ressemblance flagrante saute aux yeux, j'aurais envie de dire que la comparaison s'avère réductrice, tellement la musique de Skip The Use est blindée d'univers différents, des Stones à Justice, du funk à l'électro. Can Be Late, véritable patchwork de genres musicaux, est une remise au goût du jour du rock fusion des années 80. On sera au printemps de Bourges en avril, et eux aussi, pour notre plus grand plaisir.


lundi 19 mars 2012

Brokeback To The Dance

The Shoes et Jake Gyllenhaal, un cocktail qui finit en Dexter avec du fleuret, du sang et de la danse contemporaine. L'intro est un extrait du titre "America" dans une ambiance feutrée. Le reste, un oxymore des sens avec un "Time to dance" dansant, avec un certain côté Yuksek. On the other side, un clip noir, mélange de Orange Mécanique (pour la violence, de Sheitan (pour le côté french touch') et de Drive (pour l'âme du clip). Une réalisation épurée qui, néanmoins, divise l'opinion (violence gratuite pour pas grand chose?), mais nul doute que ça change des virées viriles en pleine montagne du côté de Brokeback.
THE SHOES "TIME TO DANCE" (official video) par theshoesmusik

dimanche 18 mars 2012

El Camino

Deux ans après leur intronisation au panthéon de la musique avec l'extraordinaire (je pèse mes mots) Brothers , The Black Keys reviennent plus vite, plus haut, plus fort avec leur 7ème album, prénommé El Camino.Ultra-prolifique depuis leur formation en 2001, les deux membres natifs de l'Ohio ne cessent d'évoluer ces dernières années et restent toujours incontournables, allant du groupe garage-rock au blues-band, passant du blues-rock qu'était Brothers à un rock-moderne encore plus entrainant avec El Camino, littéralement "le chemin". Et que de chemin parcouru depuis ce van qui les conduisit de villes en villes pendant leurs premières tournées à travers les états-unis, également présent sur la pochette de leur dernier disque, une façon de montrer leur évolution et de faire un clin d’œil à leurs albums pré-Brothers, beaucoup moins médiatiques. La musique des Black Keys, au même titre que le groupe lui-même, garde toujours son essence véritable, quasi-organique, sentant la poussière et chargée de cette ombre de l'Amérique industrielle profonde. The Black Keys s'impose encore un peu plus au firmament du rock, et "emmerde sincèrement Nickelback".


dimanche 4 mars 2012

Parigot

Cette année, la Saint Valentin aura apporté son lot de bonheur à tout le monde, même aux célibataires. Blindés d'amour de la musique, André & Gildas, A.K.A Gildas Loaëc, co-fondateur du Label musical français Kitsuné, et le graffeur André Saraiva, nous ont distillé leur second opus dédié aux jeunes talents français du moments, et pour certains de futurs incontournables. Kitsuné Parisien II présente seize titres, dont Angelina de Nameless qui n'est pas sans rappeler l'ambiance chorale (mais moins "dirty") des Klaxons, avec son refrain qui rentre dans le crâne dès la première écoute. On retrouve également Ambitions de Juveniles, en version originale, tiré de leur EP sorti il y a quelques jour sous la bannière Kitsuné. Cocorico !

En bonus un remix d'Ambitions présent sur l'EP des bretons, sans doutes la meilleure version: