dimanche 4 mars 2012

Magie & Joie




The magician réalise un jolie tour avec remix bien pensée dans le fond et la forme, sur le "Hapiness" du fringant Sam Sparro. L'australien (Sam pas The Magician) que l'on avait oublié depuis l'excellent Black & Gold en 2008, est en route pour un nouvel album qui méritera que l'on y jette une oreille.
The Magician, pour sa part, habitué des remix au zeste disco, livre une bien belle œuvre que l'on apprécie d'autant plus que l'on glande chez soi alors que dehors il pleut à(µ)Torrent.


vendredi 2 mars 2012

Justin Faust *Picture Book



Vous n'avez certainement jamais entendu parler de Picture Book précédemment, mais ce remix de Justin Faust du titre "Sunshine" va vous rendre assez curieux pour aller checker de quoi il en retourne. Le duo de Manchester vient de sortir un EP de 4 tracks, avec la participation de la nominée au Grammy, Greta Svabo Bech, le mois dernier.
Le premier titre "Sunshine" a été sublimé par Justin Faust(une touche delicieuse de funky) et on ne s'en lasse pas, ce remix fait du bien à entendre.




Si vous avez apprécié je ne saurai que vous conseillez d'écouter les 4 titres de l'album "At Last!

Dimitri from Paris Re Edit



Oubliez donc le dernier single de la Madonne "Girl’s Gone Wild", car DFP le bien nommé à donné une nouvelle vie au old school "Into the groove". Grand fan, Dimitri allie synthé, basses et choeur pour former une harmonie non commune au regard des reeditions fadasses récemment observés.
Difficile d'écouter ce sample sans avoir envie de groover et de "step to the beat".


mercredi 29 février 2012

HC doesn't give a fuck

Il le fallait le voilà, un hommage au groupe qui me libère du paupérisme "musical" que nous sert amèrement les canaux censés nous ouvrir à la longue traîne rendu célèbre par Chris Andersen.
Hyper Crush a su rester aux yeux des fans un idéal type principalement par le fait que le groupe ne génère pas un enthousiasme de la part des médias. Pas de télé, des clips en roues libres sur internet, des "tours" , basta. De l'electro 90's, une passion pour Back to the Futur, les boobies d'Holly Valentine, des refrains qui restent dans la tête, HC a su créer une communauté autours de son univers. En début d'année le groupe a sorti son deuxième album "Night Wave" dispo uniquement sur Itunes (si tu envois un message sur le facebook d'Holly tu reçois carrément l'album physique!), une bonne occasion de pas faire ton Jack Sparrow.
Au lieu d'écouter LMFAO sur Fun Radio regarde les clips d'Hyper Crush sur Idélectation,ça ne te rendra pas meilleur, mais plus cool, car je pense pas que les bitchs que tu vois le samedi soir au seul bar de ton misérable quartier connaisse le groupe, c'est tout gagné.




Hyper Crush-Maniac from HYPER CRUSH on Vimeo.




Hyper Crush-Werk me from HYPER CRUSH on Vimeo.




Hyper Crush - Kick Us Out "Official" Music Video from HyperCrush Music on Vimeo.




Hyper Crush "Keep Up" from Rank+File Media on Vimeo.

lundi 13 février 2012

Portamento

Un an et demi s'est écoulé depuis leur premier album qui m'avait transcendé. The Drums sont revenus, en Septembre dernier, et non sans heurts, avec leur second enregistrement studio intitulé Portamento. On les avait laissé dans leur indie-pop new-wave, sorte de revival Beach Boys aux embruns d'été et mélancolique, de la musique de maintenant volontairement seventies (voir plus), à la limite du kitsch mais toujours savamment dosé, toujours classe, old-school mais jamais démodé. De l'eau à coulé sous les ponts, Adam le guitariste a jeté l'éponge, le groupe a tangué, s'est presque perdu entre tensions internes, la surprise de leur énorme succès qui leur a fait tourner la tête, la reconnaissance de leurs pairs et les tiraillements familiaux. De ce climat de chaos, The Drums, Pierce en tête de gondole, en sont sorti plus forts, ses membres resserrés autour d'une finalité commune, l'écriture d'un second opus viscérale, dépassant le simple écrin de la musique légère qu'était leur premier album éponyme. Portamento est ainsi une œuvre beaucoup plus noire, négative et bouleversante, en ce sens qu'elle n'est pas composée de chansons fédératrices que d'aucuns s'appropriaient comme étant de pures passades d'été, le groupe tombe alors le masque et offre un album intime. Comme si The Drums étaient intrinsèquement voués à réaliser un LP fondamentalement triste, sorte d’exutoire à leurs blessures passées, une façon de tourner la page. Léger bémol, un disque légèrement inégal, l’empêchant de dépasser les sommets du premier et génial The Drums. Peu sont ceux qui s'attendaient à une évolution si rapide, et si réussie. Triste et brillant.

What You Were - The Drums

samedi 28 janvier 2012

King Krule

Une voix abyssale, un gamin érudit qui lit Sartre, une attirance précoce pour l'écriture, des textes honnêtes sous influence de stupéfiants, bercé par une culture musicale parentale colossale, c'est ce qu'est King Krule, sans pour autant être le frère de La Roux ou le cousin du gardien de Newcastle Tim Krul . Ex "Zoo Kid", enfant rouquin de l'Angleterre, réfractaire au système scolaire, dark et atypique, King Krule deviendra Roi.

lundi 12 décembre 2011

On y était: Kasabian au Zénith de Paris

22 Novembre 2011. Un Zénith de Paris qui se remplit timidement. Deux heures d'attentes, à 5 mètres de la scène. Les lumières s'éteignent, la Villette n'est plus qu'une bombe à retardement, et les membres des Subways font désormais leur apparition. Premières notes, premiers accords, premières scènes d’hystérie chez une dizaine de types alcoolisés, la "fosse" prend son sens doucement: pas mal du tout, The Subways font le boulot de chauffeur de salle, ni plus ni moins, surement ce qu'ils seront condamnés à faire toute leur carrière. D'accord j'suis assez dur avec eux, d'autant plus qu'ils deviennent des dieux pendant environ trois minutes lorsqu'ils jouent Rock&Roll Queen. Oh oui, Rock&Roll Queen en live. Ça donne le ton. Une entracte d'une demi-heure, pourtant ce n'est pas faute d'acclamations, cela n'en finit plus, venez vite, on étouffe, on a faim, on a soif, on veut les protégés d'Oasis, on veut entendre "l'album de la décennie" comme le disait si fièrement le chanteur principal Tom Meighan il y a quelques semaines.
Les ogres arrivent, des salutations de rigueurs, après tout on ne se connait pas, et c'est parti; le zénith est devenu un chaudron, rien à voir avec les excitations primaires de la première partie. Là, ça va être sauvage. Les gars de Leicester entament cette soirée par Velociraptor et Days Are Forgotten, singles de leur dernier album. Évidement nous avons droit à tout le dernier album, mais c'est là où le live devient vraiment de qualité, Kasabian nous joue la moitié de son glorieux West Ryder Pauper Lunatic Asylum et les meilleures des deux premiers albums, les déja classiques Club Foot ou Processed Beats. Tom Meighan est allé à bonne école, jetant un tambourin dans le public (comme une legende de Manchester) et est définitivement LA bête de scène britannique, ça aide de faire les premières parties de groupes comme U2 ou Muse. Entre chansons confessionnelles comme Thick As Thieves et GoodBye Kisses, et Re-Wired hit bestial entonné par une masse uniforme complètement conquise, Kasabian prouvent leur implication, leur volonté de communier (Meighan faisant un signe de croix) avec leur fans. Que dire de l'étreinte finale entre les deux leaders Tom et Sergio, résumant leur concert, et leur état d'esprit: les deux mecs s'aiment et aiment la musique, et prennent grandement en considération leur public, comme la phrase du premier se rendant compte que des voleurs de portables mesquins se sont glissé parmi l'écoute " I give you kisses, and to the robbers i give you a big fuck". Pas très fin, mais sacrément cool. Et l'heure fut venu pour nous de nous séparer, et au bout d'une énième last song on eut droit à une reprise à capella de Michelle des Beatles, bredouillant les quelques mots de français a moitié maitrisé, mais l'intention est là. Goodbye Kisses.